Consultez l' article paru dans le journal Sud Ouest du mardi 10 novembre 2015 :

Sud ouest nov 15

 

Deux lauréates vous racontent leur expérience

 

Pourquoi sciences po?


Florie : depuis la seconde, j'avais Sciences Po dans la tête, le nom faisait rêver mais ça me paraissait loin et inaccessible. Après la visite de l'établissement, c'est devenu vraiment concret, et plus je me renseignais sur l'école, plus ma première idée se confirmait, même si j'ai passé 3 ans dans le doute. On se demande forcément tout le temps si on fait le bon choix.
Lea : Moi j'ai été attirée par cette école un peu plus tard. Même si j'ai fait la visite de l’IEP, j'avais beaucoup d'idées en tête : l'art, les langues, une prépa, une fac... J'étais perdue, mais au début de la terminale, je me suis dit que c'était sciences po qui me correspondait le mieux. Je me suis engagée dans la prépa en me disant que je pourrais toujours arrêter si j’avais une autre idée en cours de route, mais ce qu’on faisait en cours le mercredi après-midi me plaisait, alors j’ai continué.

Comment avez-vous géré le travail de la prépa pendant l'année?


Florie : il ne faut pas se mentir, faire la prépa rajoute une dose importante de travail. C'est plutôt difficile de concilier travail pour les cours et travail pour le concours, surtout qu’on se dit tout au long de l’année qu’il faut privilégier le bac et les notes du deuxième trimestre si Sciences Po ne marche pas ! C’est pour ça que les mois de mars/avril sont compliqués, car il faut faire des choix.
Lea : Le gros morceau c'est l'histoire, tout ce qu’il faut apprendre fait vraiment peur, surtout au début de l’année, on se dit qu’on n’y arrivera jamais. Mais il ne faut pas lâcher, essayer de garder le rythme toute l'année, surtout pendant les vacances, faire des fiches… Il faut aussi lire la presse française et internationale le plus régulièrement possible pour assimiler des informations sans avoir trop le sentiment de travailler. En fait, il y a toujours quelque chose à faire pour se préparer, on n’en voit jamais le bout, mais c’est ça qui nous pousse en avant.

Comment s'est passé le concours?


Florie et Léa : on a dormi toutes les deux chez une ancienne lauréate qui avait eu le concours l'année précédente, car la responsable de la prépa nous avait mis en contact avec elle. Ça nous a vraiment permis d'aller au concours moins stressées !
C'était une journée vraiment spéciale et intense, il fallait rester concentrées quoi qu'il arrive et bien gérer son temps parce que les épreuves sont courtes pour éliminer ceux qui ne terminent pas ou trop vite… C’est bien aussi d’être avec des gens qu’on connait pour discuter et se changer les idées, parce que ça peut déstabiliser d’être seul au milieu de tous ces concurrents.

Et les résultats?


Florie : le jour des résultats, j'étais 61eme sur liste complémentaire au concours initial. Après un mois d'attente je suis finalement passée sur la liste principale avec 10,75 en actualité, 7,25 en anglais et 13 en histoire!
Lea : Je n’ai pas été prise au concours général mais j'étais admissible à FIFMA et finalement les oraux ont été concluants puisque j'ai été admise avec 15,5 en actualité et 10 en anglais! Pendant que je préparais mon entretien, la responsable de la prépa m’a donné beaucoup de conseils et j’ai aussi parlé aux étudiants FIFMA du lycée pour avoir quelques infos, ça m’a énormément aidée.

Chères lycéennes, chers lycéens,

            Je ne vais pas vous mentir, l'année qui vous attend est une année difficile certes, mais pas impossible à réussir. En effet, vous allez devoir être capable d'assimiler les cours de Terminale en vue du bac tout en consacrant de nombreuses heures de travail au concours. Pour ma part, le dimanche était réservé à la préparation du concours ainsi que certains soirs en semaine. Vous allez donc certainement devoir faire des sacrifices afin d'être prêt(e) le jour-j. Mais sincèrement, si intégrer l'IEP de Bordeaux est une de vos plus précieuses volontés, alors, vous ne regretterez rien. Sciences Po est une école qui vous donne des clés pour comprendre le monde actuel en enseignant l'histoire, la géographie, les langues, les sciences politiques... Alors, si c'est ce dont vous avez envie pour vos études supérieures, tentez le concours ! La qualité réputée et la diversité de son enseignement est ce qui m'a séduite et m'a décidée à passer le concours.

            Vous traverserez peut-être des moments de doute et c'est tout à fait normal. Alors parlez-en à vos amis, votre famille, à la coordinatrice de la prépa Sciences Pô.... : ils seront là pour vous rassurer et vous remonter le moral !

            Il m'est arrivé à plusieurs reprises de travailler en groupe en dehors des heures de cours avec d'autres personnes de la préparation au concours. Nous avons ainsi pu échanger des anecdotes historiques, s'expliquer des faits d'actualité complexes, partager des formules de langue... Cela nous a été très bénéfique et je vous conseille de faire de même.

            Continuer le sport ou d'autres activités extra-scolaires durant l'année du concours me semble être un bon moyen de se changer les idées. Personnellement, cela me permettait de relâcher la pression accumulée tout au long de l'année.

            Donnez-vous simplement les moyens de réussir ce concours car en travaillant vous êtes capable d'intégrer Sciences Po !

Elise Corade

Le partenariat entre l’IEP de Bordeaux et le Lycée Despiau :

Je le peux parce que je le veux

L’opération intitulée JPPJV : « Sciences Pô Bordeaux, Je le Peux Parce que Je le Veux ! » vise à démocratiser m’accès de cette grande école prestigieuse à des élèves scolarisés ailleurs qu’à Bordeaux.

Présentation du partenariat

Depuis 2006, un partenariat a été conclu entre l’IEP de Bordeaux et 27 lycées répartis dans l’académie afin de faciliter la réussite au concours d’entrée des bacheliers de l’année (concours à bac 0). Cette opération permet aux élèves de bénéficier de cours de préparation le mercredi après-midi et de bénéficier d’une réduction importante sur le coût d’inscription au concours. Le Conseil régional d’Aquitaine finance très largement cette opération.

Le dispositif mis en place au Lycée Charles Despiau

Au Lycée, une équipe de trois professeurs est mobilisée afin de préparer efficacement les élèves aux trois épreuves d’entrée, et ce de septembre à avril.

Les élèves peuvent également préparer le concours filières qui leur permet d’intégrer l’IEP en alternant durant toutes leurs études une année en France à l’institut et une année dans une université étrangère selon la filière choisie.

-Epreuve d’actualité : une enseignante qui coordonne aussi la formation

-Epreuve d’Histoire : une enseignante

-Epreuve de langues : Anglais ou Espagnol (suivant les années) : deux enseignantes

Durant la formation, trois examens blancs sont organisés afin d’optimiser les chances de réussite des candidats. Une visite à l’IEP est également organisée en mars pour les élèves de Secondes et de Premières. Les parents des élèves qui préparent le concours sont également invités à une réunion d’information durant le mois de décembre.

Le bilan du partenariat

Depuis la mise en place du dispositif, les résultats sont tout à fait satisfaisants puisque le Lycée Despiau a enregistré une des meilleures performances de tous les lycées partenaires de l’IEP.

24 élèves ont intégré l’IEP depuis 2006 et sont aujourd’hui des tuteurs et des références pour les élèves qui préparent le concours.

 

Avril 2015 : 3 élèves réussissent le concours d’entrée : Léa Petitdemange (concours filière France-Maroc) et Elise Corade (concours filière France-Maroc et concours en cursus initial) et Florie Postis (concours en cursus initial)

Avril 2014 : 4 élèves réussissent le concours d’entrée : Emma Lamothe (bac L), Louise Dayot (ES) (concours filière), Marie Brière (ES) (les deux concours) , Noëllie Magne (ES).

Avril 2013 : 2 élèves réussissent le concours d’entrée : Simon Capbern (bac L) et Lisa Fezans (bac ES) qui a réussi le concours en cursus initial et en filière intégrée France-Maroc.

Juin 2012 : 2 élèves réussissent le concours d’entrée: Téo Cazenaves (bac ES) en filière intégrée France-Maroc et Léa Gerbaud (bac S) en cursus initial.

Juin 2011 : 3 élèves : Emmanuelle Berthier (bac ES), Damien Hontang (bac ES) et Camille Sabatou (bac S)

Juin 2010 : 2 élèves : Priscilla Dehoorne (bac ES) et Pauline Turpeau (bac ES)

Juin 2009 : 3 élèves : Frédéric Cabé (bac ES), Morgane Raguené-Pré (bac L), Quentin Larroque (bac L)

Juin 2008 : pas de reçu à l’IEP de Bordeaux. Un reçu au concours commun qui a intégré l’IEP d’Aix en Provence.

Juin 2007 : 1 élève : Maria Lamarque (bac L)

Juin 2006 : 4 élèves :

  • Louis Liversain (bac L) 

  • Magalie Pagès (bac L) 

  • Cécile Cabos(bac S) 

  • Marlène Dupouy (bac L) 

Septembre 2005 : début du partenariat JPPJV entre le Lycée Despiau et l’IEP de Bordeaux.