Dans le cadre de l'enseignement d'exploration de sciences économiques et sociales (SES) en classe de seconde, cinq "groupes" ont mené une enquête sociologique ayant comme thème les pratiques culturelles. Ce travail a concerné des élèves faisant partie des classes de 2°2, 2°4, 2°6/7 et 2°8.

Nous avons d'abord travaillé à l'élaboration du questionnaire (voir ici le questionnaire en entier), puis chaque élève a dû, à la manière d'un sondeur, faire passer le questionnaire à d'autres élèves du Lycée. Pour finir nous avons effectué la saisie des résultats sur un logiciel de traitement de donnée (Ethnos) ce qui nous a permis ensuite d'analyser les résultats grâce au même logiciel.

Ce travail peut représenter un intérêt pour qui s'intéresse aux pratiques des lycéens et tente, en tant qu'expérience scientifique, d'apporter des éléments objectifs qui permettent de s'extraire des jugements préconçus à propos de la culture des jeunes.

 

Avec un groupe d"élèves de la classe de 2°2 nous avons donc décidé de donner de la visisbilité à ce travail via le site du Lycée. Voici quelques articles rédigés par les élèves ainsi qu'une synthèse des principaux constats que nous pouvons faire à partir de cette enquête :

 

la place de la musique dans la vie des lycéens

à chacun sa musique

les activités extra socilaires des élèves

parlons ados, parlons ciné

sport : réalité ou illusion ?

 

 

 Synthèse des principaux résultats

 

 

Pour information j'ajoute aussi quelques remarques méthodologiques :

- le public étudié est constitué des élèves du Lycée Charles Despiau

- la taille de l'échantillon est de 314 élèves interrogés, sur un ensemble de 1 400 environ.

- Pas de "méthode des quotas" utilisée mais simplement une incitation à aller interroger des élèves de tous les niveaux... au final, le questionnaire ayant été réalisé par des élèves de seconde (qui sont manifestement parfois "impressionnés" par les plus grands...), nous avons une part plus importante d'élève de seconde dans l'enquête que dans  l'échantillon de référence. Ceci constitue donc un biais méthodologique mais dans l'ensemble la taille de l'échantillon peut être jugée  suffisante pour être représentative.

- nous avons aussi une surreprésentation (par rapport à la population montoise) des catégories sociales supérieures (PCS "cadre", "profession intermédiare", ou même "artisant, commerçant, chef d'entreprises" - même si ces catégories sont très hétérogènes). Ceci s'explique par deux raisons, d'abord les élèves de Lycée général sont davantage issus de ces catégories que l'ensemble de la population (nous aurions obtenu des résultats différents si l'enquête avait été menée dans un collège, une école ou un Lycée professionnel...). Cette surreprésentation est aussi due à la formulation de nos question où nous avons décidé de ne retenir que le métier du parent le plus diplômé. Ainsi un élève ayant une mère cadre et un père ouvrier sera classé uniquement dans la catégorie "cadre".

 

François Bertheol, professeur de sciences économiques et sociales.